mardi 28 août 2012

CANDES-ST- MARTIN et CHOUZE-SUR-LOIRE

Le village de Candes-Saint-Martin.

Candes-Saint-Martin,  à la sortie de Montsoreau, est la première commune d'Indre-et-Loire et elle se trouve située à la confluence de la Loire et de la Vienne. Ce village est classé parmi les plus beaux villages de France. Je me souviens, dans les années 60, il y avait encore un passeur qui faisait la navette avec l'autre rive et qui aviat mis mon solex ainsi que celui de ma copine de classe sur sa barque plate. 


Une fabrique de barques en bois (rare de nos jours) ci-dessus et ci-dessous)




Jolies maisons en pierre de tuffeau à Chouzé-sur-Loire



Gloriettes et jolis jardins agrémentent le port de Chouzé-sur-Loire



Bâteaux et barrages le long du port de Chouzé.
Toue cabanée dans le port de Chouzé.



Barque plate.





lundi 27 août 2012

SAUMUR, LA PERLE DE L'ANJOU et LES RUES SOUTERRAINES de SOUZAY-CHAMPIGNY




LA LOIRE A VELO ou UNE INSTITUTION DOMINICALE AU RETOUR DES BEAUX JOURS,  LE PIC-NIQUE.

A bicyclette, le long de la Loire, par un journée plombée d'un grand soleil d'été, nous pédalons, le nez au vent, le long du fleuve qui s'effiloche en boucles paresseuses autour de ses bancs de sable,  traversant les villages alanguis sur la Levée . 

Devant nous s'étalent de vastes prairies bordées de rangées de saules, de peupliers et frênes têtards. Pas un souffle de vent en ce début d'après-midi lorsque, en vue du charmant village du Thoureil, il nous prend une furieuse envie de nous arrêter et de nous désaltérer à la terrasse du petit café du port . Mais, nos estomacs crient la faim et nous ramènent à la réalité : il faut d'abord chercher un coin pour le pic-nique. 

Loin de nous décourager, nous accélérons l'allure en direction de l'Abbaye de Saint-Maur quand, miracle, brusquement, à la sortie du village, un chemin de halage caillouteux apparaît sur notre droite, un mince chemin qui vagabonde à travers les saules, longé par une "boire" (prononcé bouère) d'où s'envolent deux hérons cendrés.

Nous calons les vélos le long d'un arbre et, d'un geste machinal, essuyons la sueur qui perle à nos fronts brûlants tout en étalant les agapes sur une nappe à carreaux. Mais, rapidement, une guêpe descend en piqué sur un melon coupé en tranches tandis qu'une mouche dessine des arabesques au-dessus du pot de rillettes du Mans dont la bonne odeur nous chatouille les narines.


                                                     Une gabarre passe devant la Mairie de Saumur....

Peinture à l'huile de Christiane Choisnet.



Il y a comme un goût de bonheur subit et sublime dans cette pause pic-nique au bord de la Loire qui, elle, tranquille, scintille de mille feux à travers un trou de verdure. On entend que le clapotis de l'eau caresser une barque accostée près du bord, je vous dis  :  le bonheur à l'état pur. Pour calmer la faim et, avant d'avaler les kilomètres, nous avalons les tartines de pain de campagne qui craquent un peu sous la dent. Il ne manque à ce "déjeuner sur l'herbe" que la bouteille de derrière les fagots. 

Mais soudain, cette sérénité est troublée par l'arrivée de voisins qui s' installent  aussitôt sous des parasols. Bien qu'ils soient un peu éloignés de nous, ils doivent sûrement être entrain de s'éclater à leur manière car ils font même un "petit peu" de bruit et nous entendons déjà les bouchons sauter. Avant leur arrivée fracassante, nous, nous n'entendions que les poissons sauter mais qu'importe, moi, je suis un peu somnolente et il en faudrait peu pour que je me laisse aller car j'ai les paupières lourdes. J'adore ces après-midi d'été avec ses lenteurs, ses torpeurs, ses ennuis délicieux....


Vue sur l'église et la Loire

En pénétrant en Anjou venant de Touraine, nous pénétrons dans le Saumurois où le tuffeau si blanc et si lumineux contraste avec la sombre ardoise. Des merveilles architecturales surgissent çà et là : le château de Saumur, le château où plane l'ombre de Madame de Montsoreau, l'abbaye de Saint-Maur près du Thoureil, la tour de Trêves... 

Joli point de vue du pont César.

Saumur fut l'étape privilégiée des ducs d'Anjou puis capitale européenne du protestantisme au XVII° siècle pour devenir un point d'appui majeur de la réforme catholique en Anjou. Aujourd'hui, c'est la capitale française de l'équitation militaire et un centre très créatif de production viticole.

L'atmosphère ligérienne de Saumur séduit le visiteur avec ses édifices prestigieux : un château forteresse, trésor des ducs d'Anjou, une caserne de prestige et de nombreux hôtels particuliers en font un séjour de charme. 








Saumur, son château et la Loire

Le château de Saumur était une forteresse sous le règne de Saint-Louis et il a été aménagé ensuite en résidence de plaisance par Louis 1er, duc d'Anjou, frère de Charles V .

En 1480, après la mort du roi René, dernier duc d'Anjou, Saumur revient au roi de France Louis XI qui en fait un palais luxueux Le monument devient successivement résidence des gouverneurs de la ville, prison puis dépôt d'armes et de munitions pour être finalement acheté par la ville en 1906 pour abriter le musée municipal. 



Les bords de la Loire à Saumur.


Les lavandières de Saumur : le charme du temps ancien, ce ne sont pas les "lavandières du Portugal" mais celles de Saumur ont l'air toutes aussi charmantes.

Saumur mérite le détour et le qualificatif de "Perle de l'Anjou".

La couleur de la pierre blanche du tuffeau qui habille le château et les maisons de Saumur rappelle celle des champignons de Paris qui poussent dans l'obscurité des caves troglodytiques ainsi que la couleur éclatante des vins blancs mousseux de la région. 


Vue du ciel, l'école de cavalerie de Saumur.
Créée sous Louis XV, en 1763, son savoir-faire et son l'excellence de son art sont reconnus dans le monde entier. 



SOUZAY-CHAMPIGNY : Vers la rue du commerce...





 














Près de Saumur, en se dirigeant vers Montsoreau, on traverse Souzay-Champigny, (les deux villages ont fusionné en 1930) et le circuit de la "Loire à vélo" nous emmène dans des rues souterraines reliant des gouffres d'effondrement à de jolies maisons d'anciens mariniers de Loire et de viticulteurs.

 La rue principale est la rue du commerce parallèle à la Loire qui, au XI° siècle était bordée de troglodytes abritant des échoppes (d'où son nom). A Souzay se trouve le château de Marguerite d'Anjou, sorte de joli manoir datant du XV° siècle. Marguerite d'Anjou était la fille du Roi René et l'épouse du Roi d'Angleterre, Henry VI.







 

MONTSOREAU, TURQUANT et L'ABBAYE DE FONTEVRAULT

 Le château de Montsoreau domine la Loire.

De style féodal et Renaissance, construit au XV° siècle,  il a été rendu célèbre par l'œuvre d'Alexandre Dumas, "La Dame de Montsoreau".
Montsoreau qui fait partie des plus beaux villages de France possède un charme certain et mérite qu'on s'y attarde.
Autrefois, deux villages se côtoyaient, le village de pêcheurs de Rest et l'ancien village de Montsoreau muré autour du château du XV° siècle.
  
 Pour les randonneurs de "la Loire à vélo" des circuits conduisent à
travers le village situé à la confluence de la Loire et de la Vienne,
permettant de découvrir les venelles fleuries, les maisons 
troglodytes et les anciennes maisons de mariniers du XV° au
XIX° siècle. Un marché aux puces a lieu le 2° dimanche de chaque mois
sur les quais.  

Turquant est un endroit également situé entre Loire et coteau, vous pourrez le visiter en flânant à travers ses ruelles et pousser la porte des artisans dans le village des métiers d'art achevé en 2009 et idéalement situé le long de la Loire. Curiosités pour le plaisir des yeux mais aussi dégustation dans ce charmant village troglo avec les poires tapées.   
Tombeaux de Richard Coeur de Lion et d'Isabelle d'Angoulême.

Fondée en 1101 par Robert d'Arbrissel, l'abbaye de Fontevrault,  d'inspiration bénédictine monument ambitieux puisque c'est la plus grande cité monastique de France, va s'attirer la protection des comtes d'Anjou puis de la dynastie des Plantagenêts. Lovée au cœur des vignes, à quelques encablures de Saumur, l'Abbaye de Fontevrault est un site incontournable sur la route des Châteaux de la Loire et de "la Loire à vélo". Fontevrault écline son élégante architecture dans la blancheur calcaire de la pierre de tuffeau.

Robert d'Arbrissel donna le pouvoir aux femmes en choisissant, dès l'origine, de placer une abbesse à la tête de cet ordre double (moines et moniales). Regroupant cinq prieurés et monastères, elle fut le refuge des reines répudiées et des jeunes filles nobles en manque d'alliance ou venues parfaire leur éducation. Elle fut dirigée par d'autres abbesses, 36 au total dont la moitié sont de sang royal et issues de la famille Bourbon. Des tantes et des soeurs de rois présidèrent ainsi aux destinées de cette abbaye royale de Fontevrault. 
C'est tout naturellement que cette abbaye est choisie pour être la nécropole dynastique de la famille des Plantagenêts : Henri II d'Angleterre, mari d'Aliénor d'Aquitaine y est enterré. Leur fils Richard Coeur de Lion qui fut aussi roi d'Angleterre, duc de Normandie et d'Aquitaine, comte de Poitiers du Maine et de l'Anjou, meurt en 1199. Il y est enterré également ainsi que Jeanne également fille d'Henri II et d'Aliénor. Aliénor meurt à Poitiers en 1204 est enterrée aux côtés de son mari, de son fils Richard et de sa fille Jeanne.

Raymond, comte de Toulouse et fils de Jeanne, est enterré en 1250 auprès de sa mère, à sa demande. Enfin, en 1254, Henri III, fils de Jean organise le transfert de la dépouille de sa mère, Isabelle d'Angoulême, enterrée dans l'Angoumois. 

Après avoir été transformée en prison et ainsi privée de plantations, Fontevrault a retrouvé ses jardins avec la symbolique des allées qui se croisent en hommage à la Passion du Christ.


Aujourd'hui, centre culturel de rencontre, Fontevraud est site ambassadeur pour le Val de Loire, patrimoine mondial de l'UNESCO. 

CHENEHUTTE-TREVES-CUNAULT

Château de Chênehutte-les-tuffeaux

La commune formée des trois bourgs principaux de Chênehutte-les-Tuffeaux, Trêves et Cunault est une petite cité de caractère. Ces trois villages désormais rattachés s'égrainent entre Loire et coteau avec leurs habitations traditionnelles d'ardoise et de tuffeau, anciennement maisons de mariniers et de perrayeurs. Chênehutte a longtemps vécu de ses carrières de tuffeau, la pierre calcaire et son expédition par le fleuve ont conditionné la vie locale jusqu'à la fin du XIX° siècle.  A cette exploitation a succédé la culture du champignon encave.
Trêves-Cunault, vue sur la Loire et à gauche, la tour de Trêves 





A Souzay-Champigny, deux villages qui ont fusionné en 1930, le circuit de la "Loire à vélo" nous emmène dans des rues souterraines reliant des gouffres d'effondrement à de jolies maisons accrochées à la falaise. Nous pénétrons notamment dans la rue du commerce qui, au XI° siècle, était bordée d'habitats troglodytes abritant des échoppes. Ces curiosités sont vraiment appréciées des cyclistes et touristes.
A Souzay-Champigny se trouve aussi le château de Marguerite d'Anjou sorte de joli manoir, datant du XV° siècle. Marguerite d'Anjou était la fille du Roi René et l'épouse du Roi d'Angleterre, Henry VI.

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Le long de l'itinéraire de la Loire à vélo se découvrent, tour à tour, les anciens prieurés de Cunault, Trêves et Saint-Macé, le prieuré de Chênehutte du X° siècle des moines bénédictins de Saint-Florent-le-Viel est devenu un hôtel haut de gamme.

Le manoir de Grissay a été construit entre le 13° et le 15° siècle. Dans un cadre de verdure, on peut admirer l'ermitage Saint-Jean (XII et XVII ° siècle). La Tour de Trèves est l'unique vestige de la forteresse de Robert le Maçon du XV° siècle

Enfin, il ne faut pas manquer le chef dœuvre de l'art roman angevin, l'église abbatiale de Notre-Dame de Cunault, il s'agit d'un ancien monastère devenu prieuré entre le XI° et le XIII ° siècle. L'église était fortifiée mais affaiblie par la guerre de cent ans et les guerres de religion le prieuré est supprimé en 1741 et le chœur est vendu quelques années plus tard. Le prieuré est vendu ensuite comme bien national à la révolution.
Prosper Mérimée encourage sa restauration en 1838, restauration commencée par Charles Joly-Letherme, architecte saumurois. Classé monument historique, le bâtiment est réputé pour la qualité des concerts qui y sont donnés.   




La tour de Trêves.
Château de Chenehutte-les-Tuffeaux. (ci-dessus et ci-dessous).

Le château de Cunault est de style néo-classique du XIX° Siècle.
Chœur de l'église abbatiale de Notre-Dame de Cunault ci-dessus et ci-dessous, façade latérale de l'église.





 Vue prise d'avion au dessus de l'église abbatiale Notre-Dame de Cunault des XII et XIII° siècle. En bas à droite, (bâtiment allongé) la salle du jeu de boule de fort toujours très actif. 




























L'ABBAYE DE ST-MAUR, GENNES et LE THOUREIL





L'abbaye de Saint-Maur vue depuis la Ménitré.
Huile sur toile de Christiane Choisnet.



Située à un kilomètre du village du Thoureil, l'imposante façade de tuffeau de la monumentale abbaye de Saint-Maur de Glanfeuil se détache de la rive gauche de la Loire. On peut l'admirer à partir des quais de la Ménitré situé en face.

Au VI° siècle, selon la légende, Saint Benoit envoya Saint-Maur en Gaule fonder l'abbaye de Glanfeuil, première abbaye bénédictine en Anjou.
de


Une toue cabanée est ancrée dans le port de la Ménitré sur fond d'Abbaye de Saint-Maur.
Une gabarre passe devant le petit port du Thoureil


Huile sur toile de Christiane Choisnet.


Le Thoureil au printemps avec ses murs de tuffeau sur lesquels grimpent les glycines mauves au parfum si odorant.



Joli manteau mauve qui recouvre les murs du Thoureil au printemps (Avril 2015).

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Gabarre au Thoureil en Avril 2015

 Balade familiale en gabarre avec Eric à partir du Thoureil en Juillet 2016
ci-dessous



Le pont de Gennes actuel date de 1948.




 Gennes, le coteau de St-Eusèbe et le pont des Rosiers détruit en juin 40, il datait de 1848.


Gennes, le coteau Saint-Eusèbe et le château.

Le château en gros plan.

Gennes, les bords de Loire.