lundi 27 août 2012

MONTSOREAU, TURQUANT et L'ABBAYE DE FONTEVRAULT

 Le château de Montsoreau domine la Loire.

De style féodal et Renaissance, construit au XV° siècle,  il a été rendu célèbre par l'œuvre d'Alexandre Dumas, "La Dame de Montsoreau".
Montsoreau qui fait partie des plus beaux villages de France possède un charme certain et mérite qu'on s'y attarde.
Autrefois, deux villages se côtoyaient, le village de pêcheurs de Rest et l'ancien village de Montsoreau muré autour du château du XV° siècle.
  
 Pour les randonneurs de "la Loire à vélo" des circuits conduisent à
travers le village situé à la confluence de la Loire et de la Vienne,
permettant de découvrir les venelles fleuries, les maisons 
troglodytes et les anciennes maisons de mariniers du XV° au
XIX° siècle. Un marché aux puces a lieu le 2° dimanche de chaque mois
sur les quais.  

Turquant est un endroit également situé entre Loire et coteau, vous pourrez le visiter en flânant à travers ses ruelles et pousser la porte des artisans dans le village des métiers d'art achevé en 2009 et idéalement situé le long de la Loire. Curiosités pour le plaisir des yeux mais aussi dégustation dans ce charmant village troglo avec les poires tapées.   
Tombeaux de Richard Coeur de Lion et d'Isabelle d'Angoulême.

Fondée en 1101 par Robert d'Arbrissel, l'abbaye de Fontevrault,  d'inspiration bénédictine monument ambitieux puisque c'est la plus grande cité monastique de France, va s'attirer la protection des comtes d'Anjou puis de la dynastie des Plantagenêts. Lovée au cœur des vignes, à quelques encablures de Saumur, l'Abbaye de Fontevrault est un site incontournable sur la route des Châteaux de la Loire et de "la Loire à vélo". Fontevrault écline son élégante architecture dans la blancheur calcaire de la pierre de tuffeau.

Robert d'Arbrissel donna le pouvoir aux femmes en choisissant, dès l'origine, de placer une abbesse à la tête de cet ordre double (moines et moniales). Regroupant cinq prieurés et monastères, elle fut le refuge des reines répudiées et des jeunes filles nobles en manque d'alliance ou venues parfaire leur éducation. Elle fut dirigée par d'autres abbesses, 36 au total dont la moitié sont de sang royal et issues de la famille Bourbon. Des tantes et des soeurs de rois présidèrent ainsi aux destinées de cette abbaye royale de Fontevrault. 
C'est tout naturellement que cette abbaye est choisie pour être la nécropole dynastique de la famille des Plantagenêts : Henri II d'Angleterre, mari d'Aliénor d'Aquitaine y est enterré. Leur fils Richard Coeur de Lion qui fut aussi roi d'Angleterre, duc de Normandie et d'Aquitaine, comte de Poitiers du Maine et de l'Anjou, meurt en 1199. Il y est enterré également ainsi que Jeanne également fille d'Henri II et d'Aliénor. Aliénor meurt à Poitiers en 1204 est enterrée aux côtés de son mari, de son fils Richard et de sa fille Jeanne.

Raymond, comte de Toulouse et fils de Jeanne, est enterré en 1250 auprès de sa mère, à sa demande. Enfin, en 1254, Henri III, fils de Jean organise le transfert de la dépouille de sa mère, Isabelle d'Angoulême, enterrée dans l'Angoumois. 

Après avoir été transformée en prison et ainsi privée de plantations, Fontevrault a retrouvé ses jardins avec la symbolique des allées qui se croisent en hommage à la Passion du Christ.


Aujourd'hui, centre culturel de rencontre, Fontevraud est site ambassadeur pour le Val de Loire, patrimoine mondial de l'UNESCO. 

CHENEHUTTE-TREVES-CUNAULT

Château de Chênehutte-les-tuffeaux

La commune formée des trois bourgs principaux de Chênehutte-les-Tuffeaux, Trêves et Cunault est une petite cité de caractère. Ces trois villages désormais rattachés s'égrainent entre Loire et coteau avec leurs habitations traditionnelles d'ardoise et de tuffeau, anciennement maisons de mariniers et de perrayeurs. Chênehutte a longtemps vécu de ses carrières de tuffeau, la pierre calcaire et son expédition par le fleuve ont conditionné la vie locale jusqu'à la fin du XIX° siècle.  A cette exploitation a succédé la culture du champignon encave.
Trêves-Cunault, vue sur la Loire et à gauche, la tour de Trêves 





A Souzay-Champigny, deux villages qui ont fusionné en 1930, le circuit de la "Loire à vélo" nous emmène dans des rues souterraines reliant des gouffres d'effondrement à de jolies maisons accrochées à la falaise. Nous pénétrons notamment dans la rue du commerce qui, au XI° siècle, était bordée d'habitats troglodytes abritant des échoppes. Ces curiosités sont vraiment appréciées des cyclistes et touristes.
A Souzay-Champigny se trouve aussi le château de Marguerite d'Anjou sorte de joli manoir, datant du XV° siècle. Marguerite d'Anjou était la fille du Roi René et l'épouse du Roi d'Angleterre, Henry VI.

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Le long de l'itinéraire de la Loire à vélo se découvrent, tour à tour, les anciens prieurés de Cunault, Trêves et Saint-Macé, le prieuré de Chênehutte du X° siècle des moines bénédictins de Saint-Florent-le-Viel est devenu un hôtel haut de gamme.

Le manoir de Grissay a été construit entre le 13° et le 15° siècle. Dans un cadre de verdure, on peut admirer l'ermitage Saint-Jean (XII et XVII ° siècle). La Tour de Trèves est l'unique vestige de la forteresse de Robert le Maçon du XV° siècle

Enfin, il ne faut pas manquer le chef dœuvre de l'art roman angevin, l'église abbatiale de Notre-Dame de Cunault, il s'agit d'un ancien monastère devenu prieuré entre le XI° et le XIII ° siècle. L'église était fortifiée mais affaiblie par la guerre de cent ans et les guerres de religion le prieuré est supprimé en 1741 et le chœur est vendu quelques années plus tard. Le prieuré est vendu ensuite comme bien national à la révolution.
Prosper Mérimée encourage sa restauration en 1838, restauration commencée par Charles Joly-Letherme, architecte saumurois. Classé monument historique, le bâtiment est réputé pour la qualité des concerts qui y sont donnés.   




La tour de Trêves.
Château de Chenehutte-les-Tuffeaux. (ci-dessus et ci-dessous).

Le château de Cunault est de style néo-classique du XIX° Siècle.
Chœur de l'église abbatiale de Notre-Dame de Cunault ci-dessus et ci-dessous, façade latérale de l'église.





 Vue prise d'avion au dessus de l'église abbatiale Notre-Dame de Cunault des XII et XIII° siècle. En bas à droite, (bâtiment allongé) la salle du jeu de boule de fort toujours très actif. 




























L'ABBAYE DE ST-MAUR, GENNES et LE THOUREIL





L'abbaye de Saint-Maur vue depuis la Ménitré.
Huile sur toile de Christiane Choisnet.



Située à un kilomètre du village du Thoureil, l'imposante façade de tuffeau de la monumentale abbaye de Saint-Maur de Glanfeuil se détache de la rive gauche de la Loire. On peut l'admirer à partir des quais de la Ménitré situé en face.

Au VI° siècle, selon la légende, Saint Benoit envoya Saint-Maur en Gaule fonder l'abbaye de Glanfeuil, première abbaye bénédictine en Anjou.
de


Une toue cabanée est ancrée dans le port de la Ménitré sur fond d'Abbaye de Saint-Maur.
Une gabarre passe devant le petit port du Thoureil


Huile sur toile de Christiane Choisnet.


Le Thoureil au printemps avec ses murs de tuffeau sur lesquels grimpent les glycines mauves au parfum si odorant.



Joli manteau mauve qui recouvre les murs du Thoureil au printemps (Avril 2015).

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Gabarre au Thoureil en Avril 2015

 Balade familiale en gabarre avec Eric à partir du Thoureil en Juillet 2016
ci-dessous



Le pont de Gennes actuel date de 1948.




 Gennes, le coteau de St-Eusèbe et le pont des Rosiers détruit en juin 40, il datait de 1848.


Gennes, le coteau Saint-Eusèbe et le château.

Le château en gros plan.

Gennes, les bords de Loire.













 

dimanche 26 août 2012

ST MATHURIN, BLAISON-GOHIER et ST REMY LA VARENNE


Ancien pont suspendu sur la Loire à St-Mathurin détruit en juin 1940 par les soldats du Génie pour retarder l'avance allemande.















Nouveau pont entre Saint-Mathurin et Saint-Rémy-la-Varenne (construit en 1954 après la guerre).

Peinture à l'huile sur bois de Christiane Choisnet 


Entrée du village en venant de Saumur, au fond à gauche, la Loire.
L'ancienne mairie de Blaison-Gohier avec son drapeau en fer peint.



 Traversée du village de St-Rémy-la-Varenne


Le clocher de Saint-Rémy-la-Varenne et son drapeau en fer peint.



Bateaux-promenade accosté à St-Rémy-la-Varenne en face St-Mathurin.
ci-dessus et ci-dessous près du pont.





Embarcadère près du pont.
La Loire à Saint-Rémy-la-Varenne au printemps.

samedi 25 août 2012

LES PONTS-DE-CE et MURS ERIGNE

Pont Dumnacus.

"Ce n'est pas petite gloire
Que d'être pont sur la Loire
On voit à ses pieds couler
La plus belle des rivières"


chantait La Fontaine. 

 Jusqu'au XIX° siècle, il n'y eut de ponts qu'à Nantes, aux Ponts-de-Cé, à Saumur et à Tours. Puis, vers le milieu du XIX° siècle, on en fit construire aux Rosiers-sur-Loire, à Saint-Mathurin-sur-Loire, Chalonnes-sur-Loire, Montjean-sur-Loire, Ingrandes-sur-Loire et Saint-Florent-le-Viel. Ils sont comme un trait d'union entre deux rives, entre deux villes, entre deux villages. Stratégiques, pendant la guerre, ils furent détruit pendant la guerre pour couper la route à l'ennemi en 1940.

En pénétrant en Anjou venant de Touraine, nous pénétrons dans le Saumurois où le tuffeau si blanc et si lumineux contraste avec la sombre ardoise. Des merveilles architecturales surgissent çà et là : le château de Saumur, le château où plane l'ombre de Madame de Montsoreau, l'abbaye de Saint-Maur près du Thoureil, la tour de Trêves...

  

 

Le pont sur la Loire Dumnacus aux Ponts-de-Cé

La Loire, tantôt capricieuse, tantôt fougueuse est réduite en été à quelques filets d'eau au milieu des bancs de sable qui semblent avoir "endormi" le fleuve.

Les Ponts-de-Cé ont toujours été, au fil de l'histoire, une position stratégique tour à tour entre Français et Anglais, puis catholiques et protestants et enfin entre vendéens et républicains pendant les guerres de vendée.

Un épisode a été particulièrement tragique, en 1570, lors du passage de l'armée de Charles IX où l'un de ses chefs, pour se débarrasser des filles de mauvaise vie que cette armée traînait à sa suite, fit jeter plus de huit cents d'entre elles dans la Loire où elles se noyèrent. Cent ans plus tôt, le Bon Roi René avait institué une fête constituée par une manifestation de pêche réservée aux filles de pêcheurs de la commune. Cette fête médiévale et populaire se déroule traditionnellement tous les ans depuis 542 ans le jeudi de l'Ascension sous le nom de "Baillée des Filles". 

Aragon : J’ai traversé les ponts de Cé

Louis Aragon écrit ce poème paru en 1942 qui évoque le désastre de juin 1940, et le séisme moral qui s’y attache car, si les élites font sciemment le choix de la défaite,
en revanche, le Peuple français traumatisé, accuse le choc, et prend de plein fouet, ce que certains historiens appellent « le naufrage ». La honte, les larmes, le déshonneur submergent des français désemparés, désespérés, écrasés par la présence de l’ennemi. C’est cette douleur que Louis ARAGON a capté et exprime, avec beaucoup de finesse et de sensibilité, dans ce poème.


« J’ai traversé les ponts de Cé
« C’est là que tout a commencé
« Une chanson des temps passés
« Parle d’un chevalier blessé
« D’une rose sur la chaussée
« Et d’un corsage délacé
« Du château d’un duc insensé
« Et des cygnes dans le fossé
« De la prairie où vient danser
« Une éternelle fiancée
« Et j’ai bu comme un lait glacé
« Le long lai des gloires faussées
« La Loire emporte mes pensées
« Avec les voitures versées
« Et les armes désamorcées
« Et les larmes mal effacées
« O ma France O ma délaissée
« J’ai traversé les ponts de Cé ».





Catastrophe des Ponts-de-Cé du 4 Août 1907.

Une locomotive déraille et le tablier du viaduc du pont de Maurilliers, jeté sur la Loire entre la Pyramide et la Puigne, cède entrainant la chute du train dans la Loire. D'après les villageois des alentours, la catastrophe était prévisible car le pont avait été construit pour supporter des trains allant à 30km/h alors que les trains Angers-Poitiers y circulaient déjà entre 50 et 60 km/h et que d'autre part, les tabliers étaient en bois. On retira 27 cadavres dans la Loire. 

Le Pont de chemin de fer n'a jamais été reconstruit et il est resté tel qu'il était au lendemain de la catastrophe 
photo du pont prise en août 1998 ci-dessus et ci-dessous.
Le Pont en août 1998.


Murs Erigné, le Louet et sa plage ; au fond le château de Mûrs.


Lorsque j'étais enfant, début des années cinquante, nous attendions, comme de tout temps, que les beaux jours reviennent et invariablement ils revenaient. Le dimanche, quand il faisait beau, mes parents nous emmenaient, chacun prenant son vélo, à la baignade de Murs-Erigné, au bord du Louet, un bras de Loire, non loin du Bosquet. L'architecture des maisons situées le long de cette rivière conférait au lieu un parfum de villégiature qui plaisait à mes parents et je me souviens d'une photo où mon frère et moi nous barbotions en maillot de bain en laine, "en caleçons de bain" disait ma mère... Je ne sais à quelle période de mon enfance situer celle des maillots de bain en laine rouge que ma mère nous tricotait mais "ça feutrait", "ça gênait dans les entournures" et surtout ça séchait mal !

LES JUBEAUX, DENEE et ST JEAN DE LA CROIX

Les Jubeaux vus depuis St-Jean-de-la-Croix.

Il est des envies qui ressurgissent chaque été, celles de retrouver la Loire, des envies chaque année plus fortes et qui me remplissent d'un bonheur sans fin, revoir le terroir qui me tien tant à coeur.  

Aujourd'hui, le sable a endormi la Loire et nous lui devons le spectacle des longues îles couvertes d'une intense végétation et peuplées de saules tétards, de frênes, de "luisettes" tantôt donnant, tantôt refusant au fleuve le droit de passage ont, néanmoins, signé l'arrêt de mort de la navigation ligérienne.
La Maison du Passeur à St-Jean-de-la-Croix.

La société de Boule de Fort.
Après avoir franchi le Louet, vous découvrirez le terrain de la société de la Boule de Fort, en plein air.






Le Presbytère de Denée

Vous pourrez découvrir le vieux bourg pittoresque en longeant les maisons et les anciens remparts de la cité. En se dirigeant vers le plan d'eau et l'Aubance, vos pas vous dirigeront vers le village des Jubeaux après avoir franchi le Louet.
L'entrée du village de Saint-Jean-de-la-Croix au début du siècle dernier.